25/09/2006

Vidéo pour tous !

Voici une vidéo de mon ami Hatikva, qui plaira sans aucun douteà tous les incnditionnels ! Bonne vision !

 

http://www.dailymotion.com/video/xfet2_avseq01

14:50 Écrit par Vero VDL dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

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MOMO Palestine : les semences de la haine Avec ce genre de livres, qui surfent avec un minimum d'intelligence et de culture sur une détestation générale, les choses n'iront pas en s'améliorant.

MOMO Palestine : les semences de la haine

Dans la médiathèque de Vence, les enfants ont parfois de belles lectures. Mais ils peuvent aussi trouver quelques opuscules au contenu tout à fait édifiant. Il en est ainsi de « Momo Palestine ».


La couverture du livre aux Editions "Grandir" *

Les Israéliens y sont dépeints comme des colons, impitoyables, cyniques, lourdement armés et assassins d'enfants. Qui plus est, ils n'ont aucune légitimité sur la terre d'Israël. La carte présente à l'intérieur du livre n'en fait même pas mention.


Une cartographie pour le moins sujette à caution. Aucune mention d'Israël !

Les chars sont omniprésents, les soldats, brutaux. Il n'est question que de démolition et de massacres. Précisons que le livre est bi-lingue, français-arabe. Robert Gaillot, l'auteur, pensait-il, et son éditeur avec lui, au marché prometteur que représentent les écoles ou s'enseigne la haine dans les pays arabes ?


Tout est-il rasé dans les territoires, comme le prétend ce livre ?

Le héros de l'aventure, un petit garçon, finit d'ailleurs par mourir sur une barricade après avoir jeté des pierres sur un char.


Le petit garçon meurt. Les Juifs, ces tueurs d'enfants!

On se souvient d'un roman pour adolescents qui a eu sa petite heure de gloire mais dont l'auteur, que l'on présentait à l'époque comme l'un des espoirs de la littérature mondiale, est, fort heureusement, retombé dans l'anonymat le plus complet (lire).

La même trame est utilisée ici, le texte en moins, car, aux petits de 4-8 ans, on ne peut faire avaler autant de vocabulaire qu'aux adolescents.

Un enfant qui lit le livre « Momo Palestine » ne peut, raisonnablement, qu’être habité par la haine de ces habitants usurpateurs, voleurs de terre, qui n’ont rien à faire là, et qui tuent des enfants. Le hasard fait que ces usurpateurs sont Juifs. Quelle coïncidence !!!

Et cet enfant aspirera, comme le président iranien, à voir disparaître Israël de la surface de la terre.

Que voulons-nous pour nos sociétés : la compréhension et le respect mutuels, ou bien les préjugés, les clichés et le mensonge ? La paix ne peut se faire qu’avec la justice. Or, la justice demande la vérité.

« Momo Palestine » est un tissu de mensonges, et qui plus est un tissu de mensonges destinés aux enfants. Un tissu de mensonges aux conséquences graves. Est-ce à dire qu'aucun enfant ne meurt dans ce conflit qui n'a que trop duré ? Personne ne peut, sans mentir, affirmer cela.

Il est permis de nuancer ce propos en disant que le nombre de morts à Gaza est supérieur depuis le désengagement d'Israël (une année) qu'en 30 ans de ce qu'il est habituel de nommer "occupation".

Un peu d'histoire à l'attention des Editions GRANDIR

Le droit international, la charte de l’ONU notamment, consacre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les peuples qui ont accédé à l’indépendance l’ont tous été, au siècle précédent et au 21e siècle, d’après un territoire où ils sont majoritaires. Les Juifs ont toujours été minoritaires partout où ils habitaient, sur l’ensemble de la planète, sauf aux temps du royaume d’Israël et aujourd’hui, depuis la recréation de l’Etat d’Israël. En Palestine donc.

Si Israël est en Palestine, ce n’est pas au nom d’un primat historique sur les Arabes ; ce n’est pas parce que l’histoire juive y prend racine 1000 ans avant l’ère chrétienne et que, malgré toutes les tentatives de l’en éloigner, elle s’est déroulée selon un fil continu, même si parfois ténu, jusqu’à aujourd’hui.

Si le peuple juif n’avait d’autre choix que de refonder l’Etat d’Israël en Palestine, c’est que c’est le seul endroit sur terre qui fasse sens pour lui. Comme le Tibet est le seul endroit qui fasse sens pour les Tibétains, qu’il n’est pas question d’exporter à Chypre ou en Ouganda.

Parler de « colonie », d’Etat colonial pour Israël tout en illustrant ces propos par une carte qui raye Israël est une honte : pour avoir une colonie, encore faudrait-il avoir une métropole. Les Juifs doivent-ils revenir dans les shtetls qui n’existent plus en Pologne ? A Auschwitz ? A Bagdad où on les a pendus et brûlés ? A Tripoli où on les a persécutés ? Au Caire où on les a dépouillés de tous leurs biens ?

Jérusalem, vieille de 3000 ans, est un terme hébraïque. Comme Hebron, comme Schem (renommé Naplouse), comme Safed, comme Bethlehem, comme Beer Sheva etc.

S’il n’y avait plus de Juifs à Hebron en 1967, c’est parce les émeutes arabes anti-juives de 1920-1921 puis celles de 1929 les ont tués ou expulsés. Si Jérusalem, où ont toujours vécu des Juifs, y compris dans ce que l’on a coutume d’appeler Jérusalem-Est, a vu sa population juive décliner, c’est pour les mêmes raisons.

S’il y a moins de tombes juives sur le Mont des Oliviers, c’est parce que durant la guerre de 1948, la Légion arabe a pris les grosses pierres des tombes juives de ce cimetière pour en faire des latrines.

S’il n’y a plus du Temple juif que le Mur (appelé Mur occidental, et non Mur des lamentations), c’est parce que les Romains l’ont détruit et que les Arabes ont construit exactement à cet emplacement l’Esplanade des Mosquées. S’il y a moins de synagogues qu’auparavant, c’est parce qu’elles ont été brûlées ou transformées en mosquées.

L’histoire juive sur cette terre est une longue succession de constructions, d’effacements, de reconstructions, de remplacements. D’expulsions, d’exils, de retours, de dispersions. etc.

L’histoire des Juifs et de la Palestine, pour singulière et compliquée qu’elle soit, n’en demeure pas moins l’histoire d’un peuple et de sa terre. De l’Éthiopie au Canada, des pogroms aux conversions forcées, les Juifs sont demeurés un peuple uni. C’est pourquoi il leur a été naturel de se réunir de nouveau autour des quelques dizaines de milliers de Juifs demeurés en Judée et en Samarie, en Palestine donc.

Etrangeté du peuple juif qui a su rester un peuple malgré une dispersion multimillénaire…

Ils ne veulent pas savoir

Par ignorance, des gens parfois bien intentionnés cautionnent de tels livres, pensant qu’il raconte quelque chose d'historique et d’éducatif. Ils ne savent pas, ou ne veulent pas savoir, ce que renferme le terme « Palestine ».

Le cas de la Palestine ne ressemble tellement à aucun autre qu’il est aisé de profiter de cette particularité et de la méconnaissance qui l’entoure parler de « vol de territoire », d’Etat colonial venu déposséder les Palestiniens de leur terre.

La Palestine n’a jamais existé. Ce terme désigne une région qui a toujours été habitée par les Juifs. Toujours ils en ont été chassés, toujours ils sont revenus. Même lorsque cette région fut sous domination arabe, Jérusalem n’en fut jamais la capitale, et les Juifs continuaient d’y vivre. Jérusalem, depuis 3000 ans, n’a jamais été la capitale que d’un seul peuple, le peuple d’Israël.

Les Juifs, avant Israël, était aussi palestiniens. Le terme « Palestine », précisément, fut crée par une Empereur romain, Hadrien, en 135 de notre ère. L’Empereur Hadrien gouverne le Moyen-Orient, et comme d’autres avant (et après) lui, il veut y effacer toute trace de souveraineté juive. Renommer les lieux est une façon initiale et facile d’effacer, de gommer.

Les Juifs vivaient alors dans deux royaumes : celui d’Israël au Nord, avec Samarie comme capitale, et celui de Juda au Sud avec Jérusalem pour capitale. Hadrien, après la dernière révolte juive de 132 à 135 (la révolte de Bar Kochba) expulse les Juifs et renomme Juda-Israël en « Syria-Palestina » (le mot « Palestina » vient des Philistins, tribu côtière d’où est issu Goliath).

Jérusalem, nom trop hébreu également, est renommé Aelia Capitolina. Ce dernier nom ne prend pas vraiment, au contraire de « Palestine » qui demeure donc depuis l’année 135.

Sauf que, selon les époques, il ne recouvre pas les mêmes réalités.

A l’époque romaine, la Palestine couvrait à peu près les territoires aujourd’hui composés de la Syrie, du Liban, d’Israël, des Territoires palestiniens et de la Jordanie. C’est ce qu’on appelle la « Palestine historique ». Elle connut des variations de territoires au gré des différentes dominations et empires. La « Palestine mandataire » naquit au 20e siècle quand les Britanniques en eurent le mandat en 1922.

La Palestine mandataire était un territoire qui correspond aujourd’hui à la Jordanie, Israël et les Territoires palestiniens. Avant la création d’Israël, du 2e siècle à 1948, les Juifs de la région étaient donc des palestiniens, au même titre que les Arabes, Druzes, Circassiens et autres Bédouins vivant sur cette portion de terre. Les Britanniques, en créant l’émirat de Transjordanie, attribuèrent 71 % de la Palestine mandataire aux Hachémites, dont le royaume devint la Jordanie en 1946.

L’ONU décida en 1947 de partager les 29 % restant en deux États, un État juif, un État arabe. C’est la fameuse résolution 181, pour laquelle la contestation arabe s’enracine dans le fait de considérer que les Arabes de Palestine n’avaient pas à accepter cette résolution, étant donné qu’ils étaient chez eux. Si les Arabes palestiniens étaient effectivement chez eux, les Juifs palestiniens l’étaient tout autant.

S’il y a une Palestine donc, il n’y a jamais eu d’Etat palestinien, car au moment où les États se créent par indépendance des puissances mandataires française et anglaise – l’Égypte en 1922, le Liban en 1943, la Syrie et la Jordanie en 1946, Israël en 1948, l’Etat arabe de Palestine (autre que la Jordanie) refuse d’être créé sans englober l’Etat juif.

De là le vide « juridique » dans lequel se trouvent les Arabes de Cisjordanie et de Gaza, qui les pousse à demander leur indépendance quand ils sont sous tutelle juive (1967-1993), à ne pas la demander quand ils sont annexés par des Arabes (Jordaniens, 1949-1967), à la refuser quand ils sont autonomes mais que l’Etat juif existe (1993-aujourd’hui).

Il est évident que pour beaucoup, le fait que cette région s’appelle « Palestine » ne contribue pas à éclaircir la situation, car la croyance selon laquelle les Juifs s’installe dans le pays des Palestiniens, donc leur prennent leur terre, vient principalement de ce terme polyvalent.

Il est néanmoins intéressant de noter que ceux qui parlent d’usurpation n’ont jamais pensé dans les mêmes termes la création de la Jordanie, faite sur 71 % de la Palestine mandataire, peuplée à 70 % de Palestiniens mais dirigée par les Hachémites venus d’Arabie.

C’est bien un Etat des Juifs qui pose problème à beaucoup.

Avec ce genre de livres, qui surfent avec un minimum d'intelligence et de culture sur une détestation générale, les choses n'iront pas en s'améliorant.

© Primo Europe, le 21 septembre 2006

Momo Palestine, texte et illustrations de Robert Gaillot, aux éditions Grandir

Écrit par : /Hatikva | 26/09/2006

La lumière d’Israël… La lumière d’Israël…
Par Jean Lévy

Tout est lumière en Israël,
Tout est divin et éternel,
Tout s’en va vers Jérusalem,
Tout va là bas vers ceux qu’on aime.


Belles sont les filles et leurs chansons,
Belles sont les villes et leurs maisons,
Belles sont les plaines et les montagnes,
Belles sont les fleurs dans les campagnes

Beaux sont les garçons bienheureux,
Beaux sont les soldats valeureux ,
Beaux sont les arbres et les champs,
Beaux sont les nouveaux émigrants.

Triste est la guerre et ses misères,
Triste est la mort qu’elle génère,
Triste est l’angoisse d’une mère,
Triste est un jour sans la lumière.

Écrit par : Hatikva | 28/09/2006

CAPITULER OU SE BATTRE ? CAPITULER OU SE BATTRE ?

Par Sydney Touati




Un professeur de philosophie menacé de mort pour avoir usé d’un droit garanti par la constitution. Cet interdit n’est pas un acte isolé, il est la suite d’une longue série d’interdits qui pèse sur nos sociétés démocratiques : interdiction de jouer un opéra de Mozart, interdiction de publier des caricatures de Mahomet, interdiction de jouer une pièce de théâtre de Voltaire, interdiction de porter une minijupe, de ne pas être voilée, interdiction aux agents de police de faire leur métier, interdiction au Pape de donner son point de vue etc.


En Europe, il pleut des interdits de toutes sortes.
En Israël il pleut des roquettes.
La source est diversifiée mais l’inspiration puise à la même veine : la pureté de l’Islam qu’il faut répandre et protéger à tout prix. Aux yeux des islamistes fanatiques, la culture européenne est une souillure, tout comme l’est la présence de juifs sur une terre dite arabe. La mondialisation et les réseaux Internet ont donné corps au fantasme d’une « nation musulmane » dont les porte- parole autoproclamés considèrent le monde entier profané par la présence des non musulmans. Les intégristes ne connaissent qu’une seule règle : la soumission ou la mort. Lorsqu’on leur cède, on a la soumission et la mort.

Les terroristes ont au moins compris une chose : la plupart des Etats démocratiques n’ont pas de réponse adaptée aux attaques et menaces contre les civils. Israël durant la guerre de juillet 2006 a déplacé des centaines de milliers de personnes. La France cache le professeur de philosophie et les français pratiquent l’autocensure. Certains deviennent serviles.

Ces faits posent la question la plus grave : comment se comporter face à la terreur islamiste ?
Fuir, se cacher ?
Cesser de penser, d’écrire ; censurer notre culture, gommer tout ce qui peut déplaire comme le préconisent les « élites » dominantes de notre pays ?
Si l’on veut être libre, faut-il entrer en clandestinité, écrire sous un faux nom, voire quitter la France ?
L’exemple américain nous ouvre une autre porte que celle de la fuite, de la honte ou de la capitulation : pas un seul attentat sur le sol américain depuis que George BUSH a décidé de réagir fermement.
Aux Etats-Unis, les islamistes se sont tus. Les américains peuvent s’exprimer librement sur tous les sujets.
La terreur a reculé. La démocratie a gagné.

Écrit par : Hatikva | 06/10/2006

CE VASTE MENSONGE QUE LE DROIT AU RETOUR DES REFUGIES PALESTINIENS CE VASTE MENSONGE QUE LE DROIT AU RETOUR DES REFUGIES PALESTINIENS

Par Bertrand Ramas Muhlbach




L’un des sujets de discordes qui oppose israéliens et palestiniens, tient au problème qualifié de « droit au retour des réfugiés palestiniens ».
Les palestiniens exige l’application d’un « supposé » droit international qui offrirait aux 700 000 palestiniens ayant fui leur domicile en 1948 lors de la guerre d’indépendance (devenus depuis 7 millions), le droit de revenir en Israël alors que pour leur part, les israéliens considèrent que ce retour est inenvisageable.


L’invocation d’une telle prérogative exige donc d’en analyser le fondement juridique pour vérifier si, effectivement, il existe un droit au retour des palestiniens, immuable et perpétuel, sur le territoire devenu israélien.

En réalité, l’analyse des conditions de la résolution 194 de l’Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948 permet de comprendre que ce droit, limité à l’origine, s’est éteint depuis de nombreuses années (I) et que la revendication concernant un droit au retour en Palestine n’est que le résultat d’une manipulation intellectuelle des textes (II).

I L’EXTINCTION HISTORIQUE DU DROIT DE RENTRER DANS LES FOYERS PALESTINIENS

Le 11ème alinéa de la résolution 194 de l’Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948 énonce : « 11. l’assemblée Générale des nations unies décide qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de...».

Le texte n’émane pas du Conseil de Sécurité et n’à aucune valeur coercitive pour Israël mais en tout état de cause, son application suppose le respect de conditions particulières (1°) dont le non respect de a entraîné la perte définitive du droit de rentrer dans « les foyers » (2°).

1° - les conditions particulières d’application du texte.

La résolution 194 est on ne peut plus clair sur la prérogative offerte aux palestiniens ayant pris le statut de réfugié en 1948: il s’agit pour ceux qui le désirent, de « rentrer dans leur foyer », c'est-à-dire, étymologiquement, dans le lieu où ils ont « fait du feu » ou encore le lieu où ils ont habité.

A ce titre, ne sont concernés que les palestiniens ayant vécu en 1948 sur le territoire devenu israélien, à l’exception des enfants, petits enfants ou encore arrière petits enfants qui n’ont jamais foulé le sol israélien et qui par conséquent, n’ont jamais eu de « foyer » sur le territoire d’Israël lors des événements survenus en 1948.

Par ailleurs, la faculté de rentrer dans des « foyers », suppose des lieux d’habitation, qu’ils existent réellement et physiquement c'est-à-dire que les lieux en cause soient identifiés et qu’ils puissent constituer un lieu intime propice à la reprise d’une vie chaleureuse.

A défaut, il convient de revenir au cadre fixé par la résolution qui indique :

« et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé ».

Ainsi, la seule possibilité est de percevoir des indemnités dans l’hypothèse où des biens ont été perdus ou endommagés, à condition, bien évidemment, de justifier d’une propriété perdue ou endommagée.

Ce droit à indemnisation est également offert aux palestiniens de 1948, qui n’ont pas voulu rentrer dans leur foyer... à condition qu’ils se manifestent.

Notons également que le texte prévoit deux derniers critères fondamentaux pour permettre le droit de rentrer dans « les foyers ».

Il s’agit d’une conditions de délai : « le plus tôt possible » et d’une condition tenant à l’état d’esprit : « et de vivre en paix avec leur voisin ».

Faute d’être revenu dans leur foyer rapidement et dans l’intention de vivre en paix avec les voisins, la prérogative s’est éteinte emportant renonciation définitive par les palestiniens de 1948 à ce droit.

2°- la renonciation implicite mais définitive du droit de rentrer dans les foyers

Le délai de rapidité envisagé par la résolution 194 pour revenir dans les foyers (« le plus tôt possible ») se comprend à la lumière de l’esprit du texte dans la mesure où un délai trop long fait perdre au lieu d’habitation sa nature de « foyer ».

C’est la raison pour laquelle, les personnes qui envisageaient de rentrer dans leur foyer après les événements de 1948 devaient le faire immédiatement.

C’est d’ailleurs ce qui a été fait par de nombreux palestiniens devenus israéliens comme par exemple, la famille d’Emile Shoufani, Palestinien chrétien né en 1947 à Nazareth (devenu « curé de Nazareth »), qui a fui son village en 1948 à l’époque de la guerre mais qui est « rentré dans son foyer » avec les membres de sa familles quelques mois après la déclaration d’indépendance d’Israël.

Emile Shoufani, palestinien chrétien, qui n’a cessé de favoriser les rapprochements entre palestiniens et israéliens a d’ailleurs reçu de prestigieuses récompenses pour son action en faveur de la paix telles le prix de la tolérance 2004, le prix Docteur Honoris Causa 2004 ou encore la « médaille de paix » décernée par le CRIF en 2004.

Inversement, le refus pour les palestiniens de rentrer dans « leur foyer » le plus rapidement possible, leur a fait perdre le bénéfice de la prérogative d’autant que ce refus de rentrer dans leur foyer s’accompagnait du refus de vivre en paix avec leurs voisins.

Ce refus de vivre en paix s’est traduit par la rédaction de la charte de l’OLP approuvée le 17 juillet 1968, et notamment son article 15 qui énonce « la libération de la Palestine, d’un point de vue arabe, est un devoir national,...et vise à l’élimination du sionisme ». (A l’occasion du processus de paix dit « d’Oslo », Yasser ARAFAT a estimé que le texte était caduc mais il ne l’a jamais abrogé).

De la même manière, l’objectif visant à la destruction de l’Etat hébreu a été repris dans la charte du HAMAS du 18 août 1988 qui offre dans son introduction « de donner le bras à tous ceux qui mènent le Jihad pour la libération de la Palestine ».

Il résulte de tout ceci que le refus, pour les palestiniens, de vivre en paix avec leur voisin leur a définitivement, fait perdre le bénéfice de prérogative reprise sous l’article 194 de la résolution du 11 décembre 1948.

Or, conscient de la perte certaine de ce droit, les dirigeants palestiniens ont habilement décidé de modifier le « droit de rentrer dans les foyers » par une manipulation intellectuelle des textes.

II LE RECOURS A LA MANIPULTATION INTELLECTUELLE DES TEXTES

Les palestiniens non désireux de vivre en paix avec leur voisin ont imaginé un fondement perpétuel au droit de rentrer dans les foyers en substituant la notion de territoire palestinien à la notion de « foyer » (1°) et en faisant glisser la notion de « droit de rentrer dans les foyers » vers la notion de « droit au retour » non prévu par la résolution 194 (2°).

1° la substitution de la notion de territoire à la notion de foyer

La rédaction de la Charte OLP de 1964 approuvée en 1968 avait pour finalité de figer le cadre de l’éviction des juifs de Palestine.

Or, pour ce faire, et compte tenu des difficultés rencontrés pour déloger les juifs, les dirigeants palestiniens ont modifié l’esprit de la résolution 194 en faisant du territoire palestinien, « le foyer » de tous les palestiniens et ce, grâce à une rédaction très fine des 4 premiers articles de la Charte OLP.

Ainsi, pour élargir la notion « de foyer », l’article 1er de la Charte OLP n’a pas manqué de poser que « la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ».

Bien évidemment, la référence à l’origine « arabe » des personnes concernées par le « foyer » était nécessaire pour éviter que « ce foyer » puisse également être celui des juifs qui, en 1948, étaient palestiniens avant de devenir israélien.

Par ailleurs, pour figer l’assiette géographique « du foyer », l’article 2 de la Charte OLP a précisé que « les frontières de la Palestine sous le mandat britannique constituent une unité territoriale indivisible ».

Le cadre étant posé, il convenait de donner une apparence de légitimité à ce droit de rentrer dans « le foyer » (devenu synonyme de Palestine) en rappelant sous l’article 3 de la Charte OLP que « le peuple arabe palestinien possédait le droit légal au retour dans leur foyer ».

Il ne restait qu’à contourner la limitation temporelle fixée par la résolution 194 en préconisant dans l’article 4 de la Charte de L’OLP que « l’occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien à travers les désastres, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne ».

En vertu de ce dernier article, chaque descendant de palestinien conserve son identité palestinienne quelque soit son lieu de naissance et fatalement, son droit de rentrer dans « son foyer » qui n’est autre que le territoire palestinien

Dès lors, la combinaison des 4 premiers articles de la charte de l’OLP de 1968 permet aux dirigeants palestiniens d’installer dans l’esprit des jeunes générations, qu’il sont titulaire d’un droit international permettant non plus, un retour dans « des foyers de 1948 » pour ceux qui en ont été chassés, mais bien un droit au retour en Palestine.

En réalité, cette manipulation des textes participe d’un extraordinaire mensonge grâce auquel, les jeunes générations palestiniennes sont désormais convaincues qu’elles disposent d’un droit au retour « internationalement reconnu » en Palestine

2° - le glissement du droit pour les palestiniens de « rentrer dans les foyers » vers le droit au « retour des réfugiés »

Juridiquement, les réfugiés palestiniens de 1948 ne sont concernés que par les dispositions de la résolution 194 qui constituent le cadre « du retour dans les foyers ». Ils ne sauraient se prévaloir d’autres textes qui ne les concernent pas même si dans l’absolu, les dispositions postérieures à celles du 11 décembre 1948 leur seraient éminemment plus favorables

Il s’agit des résolutions de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies qui a, bien après 1948, a organisé les modalités du droit au retour des réfugiés ou des personnes déplacés dans leur propres pays. (Résolutions 1994/24 du 26 août 1994 et 1998/26 du 26 août 1998 de la Sous-commission et les résolutions 1999/47 du 27 avril 1999, 2000/53 du 25 avril 2000 et 2001/54 du 24 avril 2001 de la Commission des Droits de l’Homme).

Il en est ainsi :

1° du droit de retourner librement chez soi pour lequel la commission considère qu’il s’agit d’un lieu d’origine conformément au droit à la liberté de circulation et au droit de choisir sa résidence.

2° du droit à la restitution des logements et des biens à la charge de l’Etat qui dépossède des personnes.

3° du droit au retour dans des conditions de sécurité avec obligation de faciliter l’exercice de ce droit

4° l’obligation faite au regard du droit de propriété qui permet de l’échange des droits de propriété contre des droits identiques. 5° de l’obligation de préserver les droits des personnes déplacées

6° l’obligation de collaborer avec le haut commissariat des nations unis pour les réfugiés

En vertu du principe de non rétroactivité de la loi selon lequel, les textes légaux n’ont vocation à jouer que pour l’avenir, les dispositions entrées en vigueur postérieurement à 1948 ne sauraient profiter aux palestiniens de 1948 même si la tentation est grande pour eux d’invoquer ces dispositions.

Inversement, ces textes ont vocation à s’appliquer aux expulsés du GOUSH KATIF et autres territoires de JUDEE SAMARIE puisque leur expulsion est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur de ces textes.

L’Etat d’Israël n’a donc aucune obligation à l’égard des réfugiés palestiniens mais en revanche, se doit, théoriquement, d’organiser le droit au retour des personnes israéliennes dans les lieux desquels elles ont été chassées en 2005 et 2006.

Écrit par : Hatikva | 19/10/2006

La France met en garde Israël Par Ambre Grayman

La conférence de presse donnée le 20 octobre par la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a révélé d’importantes divergences de points de vue entre l’état hébreu et l’hexagone. Reste à espérer que ces tensions verbales ne se traduiront pas en acte dans un avenir proche.


De passage à New-York pour des entretiens avec la cellule Liban du département de maintien de la paix de l’ONU, Michèle Alliot-Marie a qualifié les incursions de l’aviation israélienne dans l’espace aérien libanais comme "extrêmement dangereuses".
Elle a en outre précisé "qu’elles peuvent être vécues et ressenties comme hostiles de la part des forces de la coalition, qui pourraient être amenées à répliquer dans le cadre de la légitime défense, et ce serait évidemment un incident très grave".

Le 19 octobre, le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FI NUL), le général Alain Pellégrini affirmait devant les Nations unies que les survols israéliens représentaient une violation claire de la résolution 1 701 et laissait sous-entendre que face à une diplomatie inefficace, le recours à la force contre les avions israéliens pourrait être envisagé.

Cette déclaration faisait suite à la condamnation par le représentant du secrétaire général de l’ONU au Liban sud, Staffan de Mistura, du survol de douze avions de guerre et deux avions espions israéliens ayant violé, selon Mistura, à huit reprises, la Ligne bleue le 17 octobre dernier.

Une position mal appréciée par Israël, qui, par la voix de son porte-parole au ministère des Affaires Étrangères, Marc Regev, a renvoyé la balle dans le camp français.
Selon ce dernier en effet, la communauté internationale devrait tout d’abord s’occuper de constater les violations faites par le Liban de la résolution 1701 avant de désigner Israël comme coupable.
Car, a-t-il précisé, si Israël a rempli les obligations fixées par la fameuse résolution en se retirant du Liban sud, le Liban, a, de son côté, failli à sa mission sur trois points fondamentaux : La libération des otages, le retrait total des positions armées du Hezbollah au sud du Litani, et enfin, la cessation des transferts d’armes illicites en provenance de la Syrie.

Alors indique t-on au ministère des affaires Étrangères, avant de pointer du doigt les incursions aériennes israéliennes, la communauté internationale devrait tout d’abord s’occuper de régler ces problèmes du côté libanais. Car tant qu’ils ne seront pas résolus, Israël se réserve le droit d’agir, en l’occurrence par des vols de reconnaissance de ses avions.

Des arguments qui ne semblent avoir aucune résonance pour M. Alliot-Marie, laquelle préfère suggérer que ces violations d’espace aérien pourraient bien servir de prétexte à certains pour ne pas respecter la résolution". "C’est la raison pour laquelle il nous paraît indispensable que ces violations de l’espace aérien cessent".

Une recommandation peu écoutée par son homologue israélien Amir Peretz, qui a affirmé ce dimanche 22 octobre, que les forces aériennes israéliennes poursuivraient leurs vols au-dessus du Liban jusqu’à la complète application de la résolution 1701. "Tant que les transferts d’armes en provenance de la Syrie ne cesseront pas, les vols israéliens sont légitimes".
"L’accumulation des preuves récoltée par nos services de renseignements fait apparaître une recrudescence des efforts manifestés pour transférer des armes", et a-t-il conclu, "la légitimité de nos vols aériens s’en trouve donc renforcée".
"Tant que la résolution ne sera pas intégralement respectée et appliquée, il n’y a pas d’autres choix" a affirmé A.Peretz.

Écrit par : Hatikva | 23/10/2006

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